Amitié Tarare - Konakovo

russophilie dans la nouvelle littérature française romanesque

samedi 7 janvier 2012 par GT

Dans le 1er Telerama de l’année, un article : les écrivains français et la Russie. J’en retire ce qui fait écho à nos propres modestes expériences... CITATIONS de l’hebdomadaire :

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Pourquoi cette résurgence, sur les tables des libraires, d’une russophilie française que l’on croyait endormie depuis la fin de l’empire des tsars ?

- Telerama donne le nom d’une 15ne d’auteurs d’aujourd’hui -

Une même volonté les unit : celle de tordre le cou aux clichés. L’un constate : “quand je vois un bouleau ou un bulbe, je me sens à la maison”, et cite Rilke : « Que la Russie soit ma patrie est une des mystérieuses certitudes dont je vis... » L’autre a décidé d’y vivre définitivement pour écrire sur ce pays “en m’affranchissant du spectre qui est le prisme habituel”.

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Presque tous ces auteurs français ont vu leur espace intérieur agrandi par les romans russes.

On cite, d’une part, Dostoïevski : “j’aime ces moments où on a l’impression de progresser dans la fumée - cette confusion, ce manque de limpidité et de clarté est une des caractéristiques de la pensée russe, qui ne fut point éclairée par la raison.” Et Tchekhov : “le plus grand peintre du malheur - le plus grand et en même temps le plus subtil, le plus délicat, le plus humain. J’aime cette idée tragique que l’on prend le thé au bord du gouffre.”.

d’autre part, Gogol ou Boulgakov, une vision surréaliste du monde : “je suis friand de leur humour qu’on ne comprend guère qu’en connaissant les tares russes, dont tout le monde est conscient là-bas !”

“Comment ne pas aimer ? Je ne me pose pas la question du "pourquoi" : leurs œuvres me parlent en profondeur !”

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ma bibliothèque... plus contemporaine...

Dans l’article de telerama, l’on s’en tient au roman... On pourrait aussi faire écho de poèmes... voir notre article : au printemps des poètes 2005

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Et la bulle imaginaire créée par ces lectures éclate au contact de la vie réelle en Russie :

C’est un pays mal commode, beaucoup de moments d’ennui, de mal bouffe, de froid et de tracasseries de fonctionnaires grincheux... mais on y rencontre beaucoup de gens sentimentaux ! tellement plus que chez nous. Plusieurs écrivains ont fait l’expérience de cette rudesse-tendresse initiatique, jusqu’à l’épreuve... ( “ainsi de la Russie : elle pourvoit dans la même nuit le salaud et l’ange” ).

On retrouve ce contraste en affrontant aussi la nature... Une expérience physique radicale est vécue en traversant le pays. Et pas seulement en transsibérien, où “je suis confrontée à des espaces inconnus et contraires qui s’emboitent : mobile/immobile, exigu/illimité, confiné/désertique, bruyant/silencieux. Deux espaces comme deux vitesses du temps”.

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écrivain russophile
jugé par un autre écrivain russophile :

« CEDRIC GRAS tire de ses souvenirs l’un des plus beaux saluts que j’ai lus depuis des années à cette Russie qui nous aimante [...] Vladivostok, neiges et moussons apporte sa révélation au mystère de l’identité. L’identité que l’on se choisit ou celle qui vous saute à la gorge, un soir d’hiver. »

SYLVAIN TESSON

Ainsi en est-il pour ces auteurs cités par telerama... Sans doute en est-il de même pour nous, mais on ne saura jamais l’exprimer aussi bien...

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